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Que ce passé soit, déjà, tendrement évoqué par l’Ostalgie du film à succès Good bye Lenine! Néologisme emprunté à G. Que ce dernier parvienne à ses fins en Afrique, et son redressement adviendra; qu’il échoue, laisse entendre Tocqueville comme beaucoup d’autres avant et après lui, et le pire est à craindre sur le plan international comme sur le front intérieur. Quelques années plus tôt, Lamartine s’exclamait à la tribune de l’Assemblée nationale: Et elles furent aussi présentes, par exemple en Inde – l’Inde qui ne fut pas, loin de là, ce conservatoire non violent sanctifié par Gandhi ; lequel Gandhi fut aussi, dialectiquement, et même à son corps défendant, le vecteur de violences, de superstitions et de servitudes. A partir de , les débats sur la politique à mener en Algérie sont aussi importants que nombreux.

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De son côté, J. La Terre , Paris, Gallimard, , p. De l’autre, une régression mortifère nourrie des revers essuyés sur la scène internationale, lesquels ont favorisé de violents conflits intérieurs qui ont exténué le pays de la Révolution. Selon lui, ce processus a favorisé l’avènement des régimes totalitaires. Quant aux militaires ou aux officiers de haut rang dont les textes et la correspondance ont été abondamment sollicités, ils sont à l’époque nombreux à occuper aussi des fonctions politiques de premier plan en Algérie ou en France, dans un contexte où la colonie est un tremplin précieux emprunté par tous ceux qui entendent faire carrière ; les grades, les distinctions et les renommées s’y obtiennent en effet plus facilement que dans la métropole, où les prétendants sont nombreux et les exploits plus difficiles à réaliser.

Moteur de recherche interne avec Google. Les historiens des sociétés sont censés décrire la manière dont les gens agissent sans penser, et les historiens des idées, la manière dont des gens pensent sans agir. Comment atteindre ces deux objectifs? La réponse de ce représentant est claire.

Aux quelques philanthropes qui s’émeuvent des méthodes employées par l’armée, il rétorque: Ce sont colonisee, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. Ceci est une vérité évidente. Il faut s’y conformer ou abandonner la partie. Pour moi, je pense que tous les moyens de désoler les tribus doivent être employés. Je n’excepte que ceux que l’humanité et le droit des nations réprouvent. Et, pour conclure, cette personnalité, alors membre de l’Académie des sciences morales et politiques, et qui deviendra ministre des Affaires étrangères de la Deuxième République, ajoute: Longuement reproduits à dessein pour ne pas laisser croire que nous aurions été abusé par quelques citations trouvées à ;df hâte dans des textes mineurs, ces passages n’ont pas pour auteur un député extrémiste et marginal s’exprimant dans un journal local et confidentiel.

Au contraire, beaucoup de ses contemporains, les nôtres plus encore, tiennent ce parlementaire-écrivain renommé pour un modèle de tempérance qui n’a cessé de plaider, dit-on, en faveur de pcf et des libertés politiques, en un mot, pour la démocratie.

Celui qui défend ces positions, c’est donc Alexis de Tocque-ville, dans un rapport officiel présenté à l’Assemblée nationale enet dans un opuscule auquel il accordait la plus grande importance. Membre de la commission parlementaire chargée d’examiner deux projets de loi portant sur la colonisation de cette contrée, Tocqueville fut désigné comme rapporteur par ses pairs en raison, notamment, de sa bonne connaissance de la voloniser. Auréolé du prestige consécutif à la publication de La Démocratie en Amérique, connu 1.

D’autant plus qu’en il n’intervient pas à titre exterminrr, mais au nom d’une commission ad hoc dont les exterjiner ont été entendues par le gouvernement1. Au moment où le député de Valognes rédige ces lignes qui disent, de façon exemplaire et insistante, l’importance de l’Algérie pour la métropole, peu de ses collègues contestent la nécessité de coloniser ce territoire.

En s’exprimant de la sorte, il sait avoir le soutien de la plupart des membres de l’Assemblée nationale, et c’est en porte-parole de cette majorité jugée par lui trop silencieuse qu’il se présente pour mieux défendre les orientations de ses pairs. Déjà, la question algérienne transcende maints clivages partisans et autorise parfois des accords improbables au regard des confrontations qui divisent habituellement les élus et les responsables de ces temps.

Ainsi verra-t-on le maréchal Bugeaud et l’ancien ministre socialiste Louis Blanc, par exemple, farouches adversaires que tout oppose sur le terrain de la politique intérieure, défendre des projets de colonisation voisins enet le premier approuver le second. La lecture des textes et des discours de cette époque révèle, quelle que soit leur nature, une véritable passion collective pour l’ancienne Régence partagée par des élus, des militaires, des écrivains et des réformateurs venus de tous les horizons politiques.

Qu’est-ce qui fonde ces convictions si bien partagées, comme le constate Tocqueville, qui déplore cependant que le gouvernement n’accorde pas toute l’attention nécessaire à la mise en valeur de l’ancienne Régence? Pourquoi cette colonie est-elle placée au cour d’enjeux divers, que les contemporains estiment à ce point décisifs qu’il y va du sort même du pays? Que ce dernier parvienne à odf fins en Afrique, et son redressement adviendra; qu’il échoue, laisse entendre Tocqueville comme beaucoup d’autres avant et après lui, et le pire est à craindre sur le plan international comme sur le front intérieur.

Classique rhétorique destinée, par la dramatisation volontaire des questions débattues, à arracher des décisions conformes aux souhaits du rapporteur et de la commission au nom de laquelle il s’exprime? Sans doute, mais cela ne saurait occulter des réalités plus fondamentales. Multiples, et parfois lointaines, sont les causes de ces analyses que soutiennent, implicitement ici, d’abord l’histoire des colonies françaises, ensuite l’actualité de la rivalité avec la Grande-Bretagne – laquelle, lancée depuis longtemps dans une course victorieuse à l’empire, domine en Inde, au Cap, au Natal et en Australie – enfin de graves inquiétudes nourries par la situation économique, sociale et politique du pays.

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Relativement à la première question, c’est le traité de Paris qui est dénoncé. Signé en pour mettre fin à la guerre de Sept Ans qui avait opposé l’Angleterre et la France, il eut pour conséquence la disparition des territoires les plus importants de l’empire à la suite de la défaite des armées de Louis XV.

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Du Canada, de la Louisiane, de la côte orientale de l’Inde en colonoser par le Sénégal, il ne restait rien, ou presque.

La victoire de la Grande-Bretagne était complète ; au siècle suivant, elle lui assura d’immenses avantages militaires, maritimes et commerciaux qui lui permirent de poursuivre son irrésistible expansion. Date maudite et humiliation nationale 1.

BuretQuestion d’Afrique. De la double conquête de l’Algérie par la guerre et la colonisation, Paris,p.

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Économiste et sociologue, dirait-on aujourd’hui, il s’est rendu célèbre par son ouvrage De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France, publié en et couronné par l’Académie des sciences morales et politiques. D’un côté, une expansion jamais véritablement contrariée qui a fait de l’Angleterre une puissance à nulle autre pareille. De l’autre, une régression mortifère nourrie des revers essuyés sur la scène internationale, lesquels ont favorisé de violents conflits intérieurs qui ont exténué le pays de la Révolution.

La comparaison de ces situations éclaire les destins contrastés des deux États et le développement d’un puissant sentiment d’infériorité, qui confine au complexé, chez les Français de cette époque.

Cette critique, qui est aussi une complainte, colonisfr courante, et elle est répétée dans de nombreux écrits où fxterminer une amertume envieuse pour cette Albion dont les récents succès en Inde ont laissé les contemporains stupéfaits et plus inquiets encore. C’est à l’aune de ce passé, très présent dans la mémoire des hommes de ces temps, et de l’actualité qu’ils apprécient la deuxième 1.

Professeur d’histoire à la faculté de lettres de Dijon et membre actif de la Société de géographie de Paris, Gaffarel a publié plusieurs ouvrages de référence sur les colonies. Lors d’un débat sur la colonisation, J.

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Ferry déclare à l’Assemblée: De son côté, G. Flaubert note avec ironie: L’histoire multiséculaire de la rivalité entre les deux nations aide à comprendre l’extrême importance accordée à la prise d’Alger en Pour beaucoup, elle fut pensée comme le début d’une renaissance depuis longtemps souhaitée, hélas trop souvent différée, qui devait permettre à la France d’atteindre plusieurs objectifs distincts mais liés: L’Histoire, il le sait, est en train de basculer ; pour la première fois l’Europe, emmenée par la Grande-Bretagne, principalement, et par la France, peut envisager de s’imposer sur tous les continents.

L’âge des empires mondiaux vient de débuter. Soutenir que la position de la France en Europe et dans le monde dépend de ses aptitudes colonisatrices est un lieu commun; tout comme observer qu’elle demeure en ces matières dangereusement inférieure à l’Angleterre, référence et rivale constante que l’on espère concurrencer, à défaut de pouvoir l’égaler.

D’autres enjeux, intérieurs cette fois et tout aussi importants, sont liés au peuplement de l’Algérie par des colons venus de métropole. Si attentif à l’évolution de la situation française, Tocqueville considère qu’il y va des finances du pays et surtout de ses capacités à résoudre partiellement la question sociale, qui l’inquiète tant. Correspondance anglaise, Paris, Gallimard,t. Analyses alarmistes d’un défenseur de l’ordre qui cherche à mobiliser ses pairs pour tenter d’écarter des périls qu’il juge imminents?

Peut-être, mais ces craintes sont depuis longtemps partagées par des réformateurs et des républicains importants. Quelques années plus tôt, Lamartine s’exclamait à la tribune de l’Assemblée nationale: Elle ne crée pas immédiatement les richesses, mais elle crée le mobile du travail ; elle multiplie la vie, le mouvement social ; elle préserve le corps politique, ou de cette langueur qui l’énervé, ou de cette surabondance de forces sans emploi, qui éclate tôt ou tard en révolutions et en catastrophes.

On a blâmé l’expédition d’Egypte: Ces propos ne sont pas le fait d’un homme isolé ; de nombreux auteurs célèbres alors font de l’expansion en Afrique l’une des conditions indispensables au rétablissement de la paix intérieure et au rayonnement de la France en Europe et dans le monde. L’échec des solutions appliquées jusque-là pour soulager la misère 1. De la politique extérieure de la France, Paris, C. Dans ce contexte marqué par les fréquentes émeutes de ceux d’en bas, et par la mobilisation politique et intellectuelle de ceux d’en haut pour tenter d’y mettre un terme, beaucoup estiment que, si la lutte contre le paupérisme reste cantonnée aux frontières de l’Hexagone, elle demeurera vaine.

Coloniser Exterminer : de vérités bonnes à dire à l’art de la simplification idéologique

Pour combattre ce fléau et les violences qu’il n’a cessé d’encourager depuisl’Algérie doit jouer un rôle majeur. Une fois encore, de nombreux contemporains se tournent vers la Grande-Bretagne, perçue comme un modèle. Grâce à son empire et à une politique résolue, elle est parvenue à maîtriser sans heurts significatifs une forte croissance démographique et les effets de la révolution industrielle en incitant ses ressortissants les plus démunis à s’expatrier en masse2.

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Quelques années plus tard, la révolution de février puis la guerre civile de juin vont être interprétées comme des preuves supplémentaires qui confirment cette vérité: Aprèscette dernière a contribué à faire oublier l’humiliante défaite contre la Prusse, l’annexion, plus douloureuse encore, de l’Alsace et de la Lorraine, ainsi que la Commune de Paris.

Comme leurs prédécesseurs, les défenseurs de la Troisième République, soucieux de trouver à l’extérieur des solutions aux nombreux problèmes inté- 1. Bois, Bugeaud, Paris, Fayard,p. Gaffarel, Les Colonies françaises, op. Beaucoup d’entre eux sont convaincus d’être confrontés à cette alternative: On sait le choix qu’ils firent. Appréhendé sur la longue durée, ce contexte révèle une situation aussi importante pour les contemporains qu’elle est négligée aujourd’hui: Pour être tout à fait précis, il faut y ajouter la question pénale, particulièrement vive dans les années et suivantes en raison de la crise du système carcéral métropolitain, que l’on espère résoudre par la multiplication des établissements pénitentiaires dans les territoires d’outre-mer.

Soulager la métropole réputée vivre sous la menace constante des faubourgs et d’une criminalité jugée intolérable dont le récidiviste est la figure odieuse parce qu’il dit, par son existence même, la double impuissance de la prison à punir et à réformer efficacement les condamnés, tel est l’objectif de nombreux libéraux, républicains et socialistes.

Buret, Question d’Afrique, op, cit. L’article de la Constitution de la Deuxième République est ainsi rédigé: L’acharnement de l’écrasante majorité des responsables politiques de tout bord à défendre, de à la fin des annéesl’Algérie française, et l’issue particulièrement meurtrière de la guerre longtemps sans nom qui s’y déroula, doivent beaucoup à ce passé réputé héroïque. À ceux qui, pour des raisons économiques et militaires, souhaitaient le retrait de la France, Lamartine scandalisé répondait déjà par une formule définitive que les dirigeants de la Quatrième République n’auraient pas désapprouvée: À partir deles débats sur la politique à mener en Algérie ont été aussi animés que nombreux.

Poursuivis sous tous les régimes, ils ont traversé le siècle et mobilisé des personnes venues de disciplines, d’horizons politiques et professionnels extrêmement divers. L’ampleur et la permanence de ce phénomène ont surpris les contemporains, conscients d’être confrontés à une situation inhabituelle qui a vu des hommes, et quelques femmes, s’engager avec fougue dans les discussions publiques de leur temps.

En effet, dans des ouvrages qui traitent de sujets a priori sans rapport avec la colonie, certains de ceux consacrés au paupérisme, aux enfants abandonnés ou à la réforme du système pénitentiaire par exemple, on découvre que leurs auteurs intègrent fréquemment l’ancienne Régence à leurs réflexions et à leurs projets.

De même, les livres d’histoire, les essais ou les études démographiques consacrés à la région nous ramènent souvent, par des voies inattendues quelquefois, sur le terrain social, pénal ou sur celui de la politique intérieure, alors que rien ne laissait présager qu’il en serait ainsi. Engendrés par l’actualité française et algérienne, se répondant les uns les autres, rédigés à Paris, en province ou dans la capitale de la colonie par des personnalités renommées ou par des obscurs désireux de faire entendre leur voix, et peut-être de se faire connaître, ces écrits nous introduisent au cour de débats d’une diversité et 1.

Sur la guerre et l’État colonial Alger prise, de nombreuses interrogations demeuraient en suspens ou surgissaient en raison de l’ampleur des problèmes liés à l’évolution de la conjoncture militaire, notamment. Que faire de l’ancienne Régence vaincue, certes, mais toujours insoumise? Jusqu’où pousser la conquête? Quels moyens employer pour y établir une sécurité durable, indispensable à l’arrivée de nombreux colons?

Olivier Le Cour Grandmaison Coloniser – Exterminer Sur la guerre et l’Etat colonial

À ces questions, qui ont suscité de longues controverses sur les méthodes nécessaires pour l’emporter dans la colonie, les contemporains ont apporté des réponses variées ; leurs écrits et leurs propositions en témoignent. La guerre coloniale, donc, ses méthodes, sa nature et ses conséquences dévastatrices pour le pays et les populations concernées – ce sont là nos objets. Tocqueville prétendait défendre une voie moyenne destinée, selon lui, à éviter les écueils d’un conflit péchant par défaut ou par excès de rigueur.

D’autres, plus radicaux, ont élaboré des projets qui peuvent paraître extravagants aujourd’hui ; c’est méconnaître le fait qu’ils furent conçus par des notables respectables, puis discutés en leur temps par des hommes fort connus qui en ont débattu sérieu- 1.

Après avoir exposé la Smala enHorace Vernet, le peintre quasi officiel de la conquête de l’Algérie, immortalisa cet événement pour le Salon de De lui, Baudelaire écrivait: Défendu en par un célèbre médecin républicain qui résidait en Algérie – le docteur Eugène Bodichon – ce projet fut exposé dans le Courrier africain, un journal important de l’ancienne Régence pourtant soumise à la stricte censure des autorités militaires.

Informés de ces propositions, des membres de l’Assemblée nationale intervinrent pour les condamner et mettre en garde le gouvernement contre leur diffusion. Le terme extermination utilisé ici, et dans le titre de notre ouvrage, appelle une précision indispensable pour empêcher de faux débats et de graves mésinterprétations.